Le Coureur et son ombre

Olivier Haralambon
Paru en 2017 chez Premier Parallèle


« J'étais vieux de treize ans mais je me sentais naître, enfant de la pédale. »


Le coureur et son ombre

« Le cyclisme, c'est Poulidor, Virenque et Armstrong, ça sent le camphre et la chicorée, les fautes de syntaxe et l'EPO. Le cyclisme, c'est le Tour de France, qui nous paraît parfois si désuet. À rebours de cette idée, j'aimerais ici embrasser la liste des enchantements par lesquels je suis passé, à ne fréquenter que des cyclistes pendant des années, à ne vivre que comme eux, au point d'en être devenu un, ad vitam. Vous pensez sans doute que rien n'est plus simple, plus mécanique que pédaler, et qu'une course de vélo c'est Les Temps Modernes version aseptisée, clinique, sans Chaplin et sans la poésie. Vous ne soupçonnez pas qu'être fort et rouler vite sont deux choses absolument différentes. Que la pédale se recouvre, se caresse, bien plus qu'on n'y appuie.

Vous les croyez des brutes, ils sont délicats comme des danseuses, subtils plus que bien des écrivains, faute de quoi ils n'avanceraient pas. Des danseurs, des marins, des écrivains, des toreros, des poètes, des artisans de l'effort, des mystiques, des ascètes. Ce que vous voulez, mais pas des sportifs. Oubliez ça, le sport. »

« Blondin n'a pas disputé de courses cyclistes. Haralambon si. L'un et l'autre prouvent que " le vélo " est un mystère subtil. » Bernard Chambaz

Exemplaires

Bib. actuelle Support Section Localisation Cote Cote 2 Cote 3 Situation
Anjou Livre Adulte Romans R HAR disponible